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Qu’est-ce que la maturation in vitro (MIV) ?

Avec la MIV, des ovocytes immatures sont prélevés puis mûris au laboratoire, sans stimulation. Utile notamment en cas de risque d’hyperstimulation.

2 min de lecture

La maturation in vitro (MIV) est une technologie de procréation médicalement assistée dans laquelle des ovules partiellement immatures sont prélevés sur des folicules antraux et maturés en laboratoire, plutôt qu’à l’intérieur des ovaires par stimulation hormonale.

Contrairement à la FIV conventionnelle, où une stimulation hormonale est utilisée pour maturer les ovules avant le prélèvement, la MIV consiste à collecter les ovules alors qu’ils sont encore immatures. Ces ovules sont ensuite cultivés dans des milieux spécialisés en laboratoire, permettant à environ 50 % d’entre eux d’atteindre une maturité complète. Une fois matures, ils peuvent être fécondés avec des spermatozoïdes pour créer des embryons.

Avant de subir une MIV, une femme doit avoir au moins 10 à 15 folicules antraux visibles à l’échographie pour garantir un nombre suffisant d’ovules pour la maturation.

Au départ, la maturation in vitro (MIV) n’était offerte qu’aux femmes qui ne pouvaient pas subir de stimulation ovarienne en raison d’antécédents de :

  • Syndrome d’hyperstimulation ovarienne sévère (SHOS)
  • Cancers hormonodépendants

Aujourd’hui, la MIV est également envisagée pour :

  • Femmes à haut risque de SHOS, y compris celles atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
  • Préservation de la fertilité, en particulier pour les femmes qui ne peuvent pas retarder le traitement du cancer pour la stimulation ovarienne

Cependant, la MIV n’est pas adaptée aux femmes qui produisent uniquement des ovules immatures après stimulation ovarienne, car l’immaturité persistante des ovules indique souvent une mauvaise qualité des ovules, que la MIV ne peut pas corriger.

Cette technique peut être particulièrement efficace pour les femmes présentant une résistance à la FSH, qui n’ont souvent pas de cycles menstruels et ne parviennent pas à développer des folicules pré-ovulatoires, même après stimulation ovarienne. Pour ces femmes, des ovules peuvent être prélevés sans stimulation, maturés en laboratoire et fécondés pour créer des embryons.

La MIV peut-elle être utilisée pour la ménopause précoce ?

Dans la plupart des cas d’insuffisance ovarienne précoce (IOP) (ménopause précoce), la MIV n’est pas efficace car trop peu de folicules antraux sont présents. Cependant, il existe deux exceptions :

  1. Femmes avec résistance à la FSH, qui ont un profil similaire à celui des patientes atteintes d’IOP mais peuvent encore avoir des folicules recrutables.
  2. Femmes avec une IOP auto-immune à un stade précoce, où certains folicules antraux restent visibles malgré l’absence de cycles menstruels.

Dans ces cas rares, la MIV peut être une option.

Information générale, pas un diagnostic : parlez de votre situation à votre médecin.

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Écrit par

  • Pr Arash Rafii

    Professeur d’obstétrique, de gynécologie et de médecine génétique

    Hôpital Sidra

  • Pr Michaël Grynberg

    Professeur de médecine de la reproduction, de gynécologie et d’obstétrique

    Hôpitaux universitaires Antoine-Béclère et Jean-Verdier

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