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Comment est diagnostiqué le trouble de l’ovulation dans l’hypogonadisme hypogonadotrope ?

Quand l’hypophyse produit trop peu de FSH et de LH, l’ovulation s’arrête malgré des ovaires sains. Des dosages hormonaux confirment le diagnostic.

1 min de lecture

Le hypogonadisme hypogonadotrope est une condition où la glande pituitaire du cerveau ne produit pas suffisamment des hormones FSH (hormone folliculo-stimulante) et LH (hormone lutéinisante). Ces hormones sont essentielles pour déclencher l’ovulation, le processus par lequel un ovule mature est libéré chaque mois. Dans cette condition, les ovaires eux-mêmes sont sains et contiennent un nombre normal d’ovules, mais ils ne reçoivent pas les signaux hormonaux nécessaires pour ovuler régulièrement.

Cette condition peut être congénitale (présente depuis la naissance), souvent liée à une puberté retardée, ou acquise en raison de facteurs tels que des tumeurs cérébrales bénignes ou malignes ou leurs traitements. Certains cas sont liés à des conditions génétiques.

Les facteurs de mode de vie peuvent également jouer un rôle. Une restriction calorique sévère, un très faible pourcentage de graisse corporelle ou une activité physique excessive peuvent perturber la production hormonale du cerveau, menant à ce qu’on appelle l’aménorrhée hypothalamique — un type de trouble d’ovulation causé par la réponse de stress du corps à un déséquilibre énergétique.

Diagnostic

Un médecin suspectera un hypogonadisme hypogonadotrope si une femme a des périodes absentes ou irrégulières. Le diagnostic est confirmé par des tests hormonaux, mesurant les niveaux de FSH, LH et d’estradiol. Contrairement à d’autres causes de problèmes d’ovulation, les marqueurs de réserve ovarienne (comme les niveaux d’AMH ou le compte de follicules antraux) sont généralement normaux ou seulement légèrement réduits.

Comprendre la cause des périodes manquantes est essentiel pour trouver le bon traitement, que ce soit des ajustements de mode de vie ou une thérapie hormonale. Si vous ressentez des cycles irréguliers, il est toujours préférable de consulter un professionnel de santé pour remonter à la source du problème.

Information générale, pas un diagnostic : parlez de votre situation à votre médecin.

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Écrit par

  • Pr Arash Rafii

    Professeur d’obstétrique, de gynécologie et de médecine génétique

    Hôpital Sidra

  • Pr Michaël Grynberg

    Professeur de médecine de la reproduction, de gynécologie et d’obstétrique

    Hôpitaux universitaires Antoine-Béclère et Jean-Verdier

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